Inscription Aller à: [ recherche ] [ menus ] [ contenu ] [ montrer/cacher plus de contenu ]



À Personne

Des perles glissent, naivement, sur ses joues blanchies par le vide.

Ce Grand Vide, invisiblement vide qui l’habite.

Ce Personne, qui harcèle cette Solitude nonchalante.

Delà, un Noeud se tresse dans sa gorge nouée.

La Tristesse l’engeorge et la joie se déssèche a en craquer sous les rayons brûlant de l’Ennui.

Je m’ennuie de Toi

.
 

Roberto Bolaño [1953-2003]

Poète et romancier chilien, Roberto Bolaño était aussi un militant actif et partisan du socialisme sous le régime de Salvador Allende.

Personnage au milles couleur et libre d’esprit, cet écrivaint mémorable connu un grand succès de par ses romans et ses nouvelles engagés. Adoptant le style de vie de poète bohémien et d’enfant terrible, Roberto est sans aucun doute l’un des personnages clés de la littérature espagnole et latino-américaine.

« Roberto Bolaño a trouvé, en quelques livres à mourir de rire, aux sens propre et figuré, ce que cherchent tant d’écrivains : donner une forme jouissive et féroce à son désespoir. Cette forme ne naît pas de rien. La littérature est un hommage, une farce, un désastre, une nostalgie : qui a lu écrira. » [P.H]

Roberto Bolaño [1953-2003] dans écriture et poésie

.
 

Léopoldine Hugo [1824-1843]

Née de Vaugirard, héritière littéraire échouée, 

Fille prodige, source d’inspiration d’une mort prématurée, 

Imprégnée, détrempée dans l’âme grande d’un écrivain volé, 

Ne pu que savourer la beauté d’une pierre gravée, de souvenirs transformés, 

Y avouer les sentiments niés, les promesses omises, 

Léopoldine, fille prodige, d’un protecteur dépouillé, comblé de vers et de pensées vagabondes, 

Demain dès l’aube en mémoire des souvenirs éphémères,

Les contemplations, d’un Victor inondé de pleures et de vague tristesse, 

Hommages poétiques d’un enfant noyé, étouffé dans l’amour abstraite,  Pauca Meae, œuvre du deuil souvenir d’une œuvre fille 

.
 

Le meurtre en série, un phénomène moderne?

Les meurtres en série ne sont pas un phénomène attributif à la modernité. Inlassablement, l’homme est exposé à de multiples tentations, des dépendances et des pulsions. Les hommes rassemblés au sein d’une société doivent se conformer à des normes établies, ils doivent suivre un certain « code » qui est propre à leur groupe social d’appartenance. Or, l’humain est particulier, il est singulier et n’est pas un membre d’une lignée homogène. Il possède sa propre couleur, ses idéologies, ses croyances et ses déviances, qui font de lui une personne unique disposant d’une identité propre et bien distincte. À vrai dire, les tueurs en série sont apparus avec la péréquation de plusieurs facteurs. Ainsi, depuis toujours, l’homme est confronté à vivre et à subir ses déviances qui peuvent mener à des tragédies mortelles. 

Les tueurs en série sont apparus avec la violence, avec l’envie, avec la déception, avec la colère et le ressentiment, avec le pouvoir, avec les hommes. Les meurtres en série sont effectivement plus nombreux à notre époque moderne, et ils sont particulièrement plus médiatisés à travers nos multiples moyens de communication. En fait, bien que le meurtre en série ne soit pas un phénomène moderne, le nombre de meurtriers et leurs victimes ont gravement augmenté durant le dernier quart du 20e siècle. Autrement dit, la criminalité est une thématique sociale souvent médiatisée, mais elle nécessite de plus en plus d’importance quant à la compréhension même des actes criminels dans leur nature. L’environnement social, l’équilibre psychologique et les nombreux facteurs qui renvoient à la personnalité criminelle permettent délibérément de jeter un regard plus objectif sur les tueurs en série. Or, l’acquisition de connaissances sur cette réalité complexe permet d’analyser la dynamique de certains types de délinquants, de les traiter et même d’éviter certains carnages meurtriers. 

Certes, les femmes meurtrières possèdent leurs particularités qui les distinguent foncièrement. Non seulement ces femmes criminelles ont été, et sont toujours déconsidérées dans le monde du crime en série, mais dans certains cas, elles sont incriminées de leurs actes. Ceci peut s’expliquer d’une part,  puisque leur dynamique et leur réalité sont souvent omises. Pour ce simple fait, il devient captivant et surtout profitable d’approfondir nos connaissances en cette matière. Tout bien considéré, la controverse que suscitent les tueuses en série mérite une analyse sérieuse, dans le but de mieux comprendre cette problématique sociale particulière. Heureusement, ce type de crime est de plus en plus étudié dans le monde criminalistique, et les savoirs sur ce phénomène s’enrichissent continuellement.  

.
 

Ostracisme, l’éloge de la différence

Que des différences. Je me suis toujours perçue différente, discordante. Comme une fausse note dans une mélodie ou une tache sur un tissu blanc. Des petits yeux vides, une voix confuse, un style hybride, des goûts dérangeants, différents, j’ai toujours sentie que je n’étais ni une couleur primaire, ni un complément. Certains diront que je joue l’incomprise, mais la vérité c’est que je suis bien incomprise. C’est plutôt difficile de se définir quand on habite un corps fictif, quand on joue si bien son rôle qu’il est véritablement incarné. Que les autres, y compris ses géniteurs, perçoivent notre soi réel comme irréel et cet irréel comme identité. Quand on joue au président, ou que l’on peut voir son âme marcher à côté de nous, la regarder aller, pouvoir même la saluer, une tout autre personne quoi!  Mais c’est quoi dire ce que l’on pense quand personne le pense vraiment. Ça sert à quoi de s’affirmer quand le monde est déguisé. S’écorcher à s’ouvrir la chair pour faire allumer, pour faire bouger l’air. C’est de l’identité qu’est née la différence. La reconnaissance de ce que je suis. C’est grave ou pathétique, mais j’essaie toujours de le reconnaitre. Reconnaitre que je suis incapable dans pas capable de déchirer ma censure et de laisser la plaie ouverte, aux tensions du vent, éventée au gré de toutes les saloperies qui pourraient la contaminer.  La vérité c’est que j’ai une âme affamée qui a jeunée pendant trop d’années. Un esprit transcendant, créatif, artiste, idéaliste et beaucoup trop sensitif, émotif. Je suis une expressionniste comme Van Gogh à Münch, clouée au tableau, au prise dans Le cri. C’est pas un jeu d’indifférence, c’est la retraite d’un enfant, d’un esprit avide, d’un corps qui a été ouvert duquel on a étripé le décret de la disparité, du droit de la différence, du besoin d’expression. 

 

.
 

Fièvre Rouge

En effleurant mon enveloppe  les cellules  se dispersent et s’apaisent. Le tissu délicat s’emperce et une pluie perlée se peint sur mes membres. Mes sens s’emportent et ma poitrine, ma gorge, mon ventre se détendent et s’allument. Le vent enflammé, vif, me couvre mielleusement et mon regard se pose doucement sur la beauté chaude et la richesse brulante qui éclate en artifices. D’une étincelle tu te manifeste, frénétiquement, presque trop rapidement tu te consumes et tu fonds du rouge vermeil presque bleu à un triste rien éteint. Et delà, spleen, une mélancolie refroidi s’empare de l’espace et me couvre à son tour d’un voilage glacé. Un zéro absolu. Une neige souffle sournoisement et des cristaux glacés se dessinent sur mon corps endormi. L’air nouveau paralyse toutes pièces éloignées de mon centre et m’éclaire à la noirceur évidée de verve. 

.
 

La femme contemporaine et son rapport illusoire avec l’idéal de la beauté

L’hypersexualité, la femme-objet, la pornographie et les changements corporels sont des réalités contemporaines auxquelles les femmes doivent se sensibiliser. Les idéaux de la société occidentale se construisent autour de l’idéal individuel, du culte et de l’adérence à soi. L’idéal de beauté est indéniablement dirigé par la société elle-même.

La littérature moderne est une ressource riche sur les sujets contemporains. Elle permet de repousser la censure et d’ouvrir la communication sur des sujets parfois éthérés dans la vie quotidienne. Isabelle Fortier (Nelly Arcan), fabuleuse écrivaine québécoise (1973-2009), est l’incarnation même de cette relation ouverte aux sujets critiques. Putain, Folle, L’enfant dans le miroir, À ciel ouvert et Paradis, Clef en main sont toutes des oeuvres plutôt « amères » qui permettent l’interprétation des propos sociétaires de notre époque.

« Sur un mur de mon appartement j’ai planté un énorme clou pour me pendre. Pour me pendre je mélangerai de l’alcool et des calmants et pour être certaine de ne pas m’endormir avant de me pendre, je me soûlerai debout sur une chaise, je me soûlerai la corde au cou jusqu’à la perte de conscience. Quand la mort viendra, je ne veux pas être là.  »

— Nelly Arcan, Folle, Éditions du Seuil, 2004, p. 144

Image de prévisualisation YouTube

.
 

Victor Hugo, grand poète du courant romantique

Lettre à Adèle Foucher, épouse de Victor Hugo

My dearest,

When two souls, which have sought each other for,
however long in the throng, have finally found each other …a union, fiery and pure as they themselves are…begins on earth and continues forever in heaven.

This union is love, true love, … a religion, which deifies the loved one, whose life comes from devotion and passion, and for which the greatest sacrifices are the sweetest delights. This is the love which you inspire in me…Your soul is made to love with the purity and passion of angels; but perhaps it can only love another angel, in which case I must tremble with apprehension.

Yours forever,

Victor Hugo, grand poète du courant romantique hugo_victor_autograph_3

Victor Hugo (1821)

.
 

Marc Lévy

Découverte! Je viens tout juste de dénicher la bande annonce du nouveau roman de Marc Lévy: Le voleur d’ombres. Regardez la, c’est tout simplement magnifique!

Image de prévisualisation YouTube

.
 

Heinrich Böll

«Un auteur n’existe que lorsque tous ceux qui le souhaitent peuvent le lire indépendamment de leur formation ou de leurs privilèges.»

Heinrich Böll 1313_kurt_wyss_heinrich_boll_19

Cet homme est considéré comme l’un des plus grands auteurs allemands de l’après-Seconde Guerre mondiale. Le critique littéraire allemand de l’après-guerre, Marcel Reich-Ranicki,  le définit ainsi en 1963: «Comme chrétien, comme artiste, Böll est avant tout un moraliste émotif.» 

.
 
123
  • six feet under

    six feet under

  • Auteur :

    andreana

  • Le noir est une couleur en soi, qui résume et consume toutes les autres

  • la fantaisie c’est la légèreté de l’esprit, la veine positive et fluide, l’inspiration aérienne.

  • Citation de Fedor Dostoïevski, Les Frères Karamazov

    «Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.»
  • Visiteurs

    Il y a 1 visiteur en ligne

Patrick Krémer |
jdvl |
Inspiration sans Nom |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | une prof pour ses élèves
| Les Fables de Chabreh
| impressionsexpressions