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Ostracisme, l’éloge de la différence

Que des différences. Je me suis toujours perçue différente, discordante. Comme une fausse note dans une mélodie ou une tache sur un tissu blanc. Des petits yeux vides, une voix confuse, un style hybride, des goûts dérangeants, différents, j’ai toujours sentie que je n’étais ni une couleur primaire, ni un complément. Certains diront que je joue l’incomprise, mais la vérité c’est que je suis bien incomprise. C’est plutôt difficile de se définir quand on habite un corps fictif, quand on joue si bien son rôle qu’il est véritablement incarné. Que les autres, y compris ses géniteurs, perçoivent notre soi réel comme irréel et cet irréel comme identité. Quand on joue au président, ou que l’on peut voir son âme marcher à côté de nous, la regarder aller, pouvoir même la saluer, une tout autre personne quoi!  Mais c’est quoi dire ce que l’on pense quand personne le pense vraiment. Ça sert à quoi de s’affirmer quand le monde est déguisé. S’écorcher à s’ouvrir la chair pour faire allumer, pour faire bouger l’air. C’est de l’identité qu’est née la différence. La reconnaissance de ce que je suis. C’est grave ou pathétique, mais j’essaie toujours de le reconnaitre. Reconnaitre que je suis incapable dans pas capable de déchirer ma censure et de laisser la plaie ouverte, aux tensions du vent, éventée au gré de toutes les saloperies qui pourraient la contaminer.  La vérité c’est que j’ai une âme affamée qui a jeunée pendant trop d’années. Un esprit transcendant, créatif, artiste, idéaliste et beaucoup trop sensitif, émotif. Je suis une expressionniste comme Van Gogh à Münch, clouée au tableau, au prise dans Le cri. C’est pas un jeu d’indifférence, c’est la retraite d’un enfant, d’un esprit avide, d’un corps qui a été ouvert duquel on a étripé le décret de la disparité, du droit de la différence, du besoin d’expression. 

 

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Fièvre Rouge

En effleurant mon enveloppe  les cellules  se dispersent et s’apaisent. Le tissu délicat s’emperce et une pluie perlée se peint sur mes membres. Mes sens s’emportent et ma poitrine, ma gorge, mon ventre se détendent et s’allument. Le vent enflammé, vif, me couvre mielleusement et mon regard se pose doucement sur la beauté chaude et la richesse brulante qui éclate en artifices. D’une étincelle tu te manifeste, frénétiquement, presque trop rapidement tu te consumes et tu fonds du rouge vermeil presque bleu à un triste rien éteint. Et delà, spleen, une mélancolie refroidi s’empare de l’espace et me couvre à son tour d’un voilage glacé. Un zéro absolu. Une neige souffle sournoisement et des cristaux glacés se dessinent sur mon corps endormi. L’air nouveau paralyse toutes pièces éloignées de mon centre et m’éclaire à la noirceur évidée de verve. 

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  • six feet under

    six feet under

  • Auteur :

    andreana

  • Le noir est une couleur en soi, qui résume et consume toutes les autres

  • la fantaisie c’est la légèreté de l’esprit, la veine positive et fluide, l’inspiration aérienne.

  • Citation de Fedor Dostoïevski, Les Frères Karamazov

    «Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.»
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