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Crème sure

C’est toi l’homme esseulé, l’homme singulier, l’abandonné. Le délaissé : celui dont personne ne veut entendre ni remarquer. Anonyme, dans un coin, sur la rue ou dans une boîte abandonnée, il n’est qu’un corps souillé habité par une âme indisciplinée. Jadis, il a rêvé et maintenant, il n’est qu’un oublié de la conformité. Il mène une vie improvisé et sa vie est remplie d’instants insensés. Cet homme : jamais corrompu à lui-même il sera. Cet homme : il est la fierté de l’indépendance. Pour les capitalistes bourgeois, cet homme; c’est de la crème sure.

Crème sure dans écriture et poésie mendiant

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La capsule

Je vis dans une capsule. Ma capsule, c’est mon petit univers illusoire qui limite ma conscience et qui libelle la charte de mon existence. Encapuchonnée dans ma capsule, j’érige les murs de mon esprit tout en limitant la volatilité de mon âme. C’est la capsule qui éteint l’imagination de l’enfant. C’est elle qui tache les rêves. La capsule c’est le malheur.  Et là, je comprends. C’est cette capsule qui me sauve de devenir folle et malade. Sans elle je devrais réaliser la laideur sale qui nous entoure. Sans elle, je serais obligée d’apprendre que le monde est illégitime et malhonnête. Je prendrais conscience des enfants innocents qui meurt sans avoir rien demandés, pendant que d’autres, défoncés par la vie se laissent mourir par la dépendance. Chacun dans sa capsule, notre univers est illusoire. Parce que le monde rend malade. 

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Les Saintes Larmes

Aujourd’hui j’ai pleurée, oui oui, des petites gouttes d’eau de mer ont chatouillées mes joues.
Sa faisait au moins deux jours entiers que je n’avais pas braillé. Ce qui est inhabituel.
En fait, je commencais 
à me demander si je ne m’étais pas transformée en l’une de ces bêtes frigides des temps modernes. Vous savez, celles qui sont déssechées de l’intérieur, ces moules vacants, ceux qui sont creux et impassibles. Des Marmoréens à vrai dire, synonymes de dureté et que l’on associe au marbre, cette pierre froide et solide. Heureusement, aujourd’hui, j’ai retrouvée mes sens: instable je suis, et oui, mais la vérité c’est que j’ai l’impression de respirer les émotions de tout le monde à leur place. La réalité c’est que j’ai toujours su que j’avais le coeur délicat et les émotions à  fleur de peau. Seulement, ce que je n’arrive pas à savoir c’est pourquoi certains pensent qu’être vulnérable aux émotions est un caractère péjoratif de la personnalité. Moi, jeune sensible et débordante d’émotion, je sais à quel point il fait bon de manifester sa fibre intérieure. Pour moi, l’émotion nous égare de censure et c’est son principal mérite.

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Le décibel

C’est à ce moment que le temps fige.
 Je ne sens plus la terre sous mes pieds,
 Je me perd, je me dissout littéralement à travers l’air,
 la poussière, ces milliers de particules anodines…
 Je perd le sens de tout mes sens, j’oublie l’inquiétudes,
 je savoure la quiétude.
 La folie quelques fois, les rêveries constamment
 Et la reflexion trop souvent, bouscule le trône de ma pensée.
 Cette latence est ma détente, ma pérégrination.
 
 Pour d’autres c’est simplement irritant, le silence…

 

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L’art thérapie

D’une durée de 52 minutes, Le Diable au corps porte sur la folie et sur la création ; il vise à démystifier la maladie mentale à travers la présentation d’un groupe d’artistes atteints de troubles psychiques. Des passages oniriques imaginés par la réalisatrice Johanne Prégent (La peau et les os) et l’écrivaine Nelly Arcan (Putain, Folle) nous font pénétrer dans l’univers mystérieux de leur imaginaire et de leurs délires.

L'art thérapie 1469

Voici un court vidéo qui explique brièvement l’apport important de l’art thérapie dans la société actuelle.
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Émotion rose

Ça frétille ça titille Une émotion florissante empoigne mon âme  Vacillation dans mon ventre Mon air se noie dans lespace Ma luette se trémousse.  Mes facultés sébranlent Je ri. 

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Tourbillon de razzias

La tourmente nest que controverse, déchéance et révolte. Le typhon nest quhistoire, lactuel est dominant. 

La glace est mince, les cendres blanches sestompent. La réviviscence lemporte sur laridité, lavidité est résistante. 

Lhistoire emporte tout, lhomme napprend pas.  Conflagration restera pour remplir des mémoires malades. Guerre tu ne seras. Quimmortel désaccord. 

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Dans ta tempête

Jai froid. Les moments les plus forts virevoltent dans tout les sens. Tu effleures ma peau de tes sens emportés par le vent, par la tempête. Tu givres ma raison, tu solidifies mon énergie profonde, tu souffles sur mon évolution.  Ta transparence me terrifie, ta spontanéité me mutile. Je tadmire tant. Je suis figée par tes bises, je fonds de tes caresses aguicheuses.   

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Lilliputienne

Aujourdhui cest mon anniversaire. Jai 7 ans. Toute la famille est enfin réunie. Les grands font semblant dapprécier la conversation des autres, tandis que les petits se racontent des histoires de peur en mangeant tout ce qui leur tombent sous la patte. Moi, je frétille à lidée de déballer les babioles que ma mère a gentiment recouverts de papier scintillant. Bien entendu, je connais la composition de chacun des paquets, car maman les planques toujours dans sa garde-robe. Je ne dois pas avouer ce détail à maman, car elle aurait de la peine. En détruisant chaque œuvre dart que maman avait gentiment enveloppé pendant des heures, je devais mefforcer dafficher un air surpris à la découverte de chacun deux. Cétait plutôt crédible. Le moment distrayant de la soirée étant terminée, les adultes reprennent leurs airs pharisiens en échangeant sur tout et nimporte quoi. Moi. Moi je suis au paradis avec toutes ces bagatelles autours de moi. En réalité, cest dans un coin que toute laction se passait vraiment. Dans ce petit coin à lécart, mon grand-papa se tenait sagement sur sa chaise navigante. Javais sept ans, mais je savais déjà que mon grand-papa était un grand trésor rempli de richesses. Je me suis dirigée, gênée, à petits pas, je suis allée vers lui; et je lui ai demandé : «À quoi tu penses grand-papa?» Jai rougie. Dieu sait que ces grands sages mont étrangement toujours impressionnée. Cest à ce moment que mon grand grand-papa ma donner une leçon, une leçon qui cest étamper dans ma petite tête denfant de sept ans. Grand-papa ma dit : «Tu sais «la petite», grand-papa aime regarder le comportement des autres. Observer, cest comme vivre encore plus intensément le moment. Les paroles accessoires et les dires qui ne veulent rien dire napporte rien. Si je me tiens dans mon coin, cest pour ne pas me laisser influencer par des illusions, cest pour ne garder que le sens vrai dun message et non son enveloppe. Le plus important «la petite», cest de garder en mémoire que lon ne se nourrit pas dillusions, mais que nos paroles sont nourries de sens et savoir dégager ses sens nous rend sage. À vrai dire, à ce moment, je navais que sept ans, je ne comprenais pas vraiment ce que mon grand-papa menseignait. Ce nest que plus tard que jai réalisée que le sens de ses paroles avaient nourrit la petite fille candide que je fus, et apprirent la précieusetée des paroles. 

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La suffragette

Je comprends, ça me dévore comme cest écœurant. Ce goût aigre et acerbe qui carbure mes poumons, à chaque souffle, me laisse impartial à lévidence. Cette sensation dérosion de mon intérieur image la ruine de ma désolation. Jétaye mon artifice, ma vigueur, ma grâce candeur pour cultiver ces normes de la société bâtarde? Je dédaigne limposture protagoniste qui opprime notre liberté, notre extravagance. Je suis une femme des temps modernes. Je suis une femme désinvolte, une fille, un humain féminin. Je suis lune parmi tant dautres, mais je suis parmi celles qui rêves de vivre à la Casgrain, celles qui veulent respirer la douceur sucrée de lindépendance, la volupté dêtre femme à part entière. Leffluve de lespoir, lexaltation fougueuse de mon imaginaire convint mon souffle acidulé de planer sur cette brise 

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  • six feet under

    six feet under

  • Auteur :

    andreana

  • Le noir est une couleur en soi, qui résume et consume toutes les autres

  • la fantaisie c’est la légèreté de l’esprit, la veine positive et fluide, l’inspiration aérienne.

  • Citation de Fedor Dostoïevski, Les Frères Karamazov

    «Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.»
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